Dieu guerrier gaulois
de Saint-Maur (Oise), Ier siècle de notre ère. Photo : Beauvais,
Musée départemental
de l'Oise-Piero Baguzzi.
 
 
Fouilles de G.-P. Woimant des temples d'Estrées-Saint-Denis (Oise).
 
À Saint-Maur-en-Chaussée (Oise), le sanctuaire se trouve dans l'axe même de la voie romaine. Cette dernière s'écarte pour l'épargner.
Les sanctuaires gaulois et gallo-romains
Les sanctuaires
page 1page 2page 3page 4page 5page 6page 7page 8page 9
Estrées-Saint-Denis (Oise).

Saint-Maur-en-Chaussée (Oise).

Dieu guerrier gaulois de Saint-Maur (Oise).   
Le fanum et son contexte
Au premier abord, d'avion, le fanum semble être un édifice isolé. En fait, des survols multiples permettent de s'apercevoir qu'il n'en est rien. D'autres petites substructions existent qui correspondent sans doute à divers édicules en bois et en terre, difficiles à discerner. Dans certains cas, la présence d'un enclos circulaire plaide en faveur de la pérennité d'un lieu de culte gaulois. La plupart des fana découverts d'avion, et fouillés par la suite, sont implantés sur des lieux de cultes antérieurs. Presque tous situés sur des hauteurs, ils dominent les voies romaines et se trouvent même parfois, comme à Saint-Maur-en-Chaussée (Oise), dans l'axe de celle-ci.

Les grands sanctuaires
Avant la prospection aérienne, les vastes sanctuaires antiques étaient peu connus. Pour celui d'Estrées-Saint-Denis (Oise), les traces, très diffuses, de deux fana avaient été repérées d'avion, mais étaient si peu lisibles que l'on pouvait craindre qu'ils ne soient très arasés. Or, des fouilles minutieuses ont montré qu'il n'en était rien. On a pu mettre en évidence 9 états successifs allant de leur implantation, antérieure à la conquête (Woimant 1985), à un dernier datant du Bas Empire. Exceptionnel aussi est le vaste sanctuaire de Fluy (Somme), où l'on distingue le temple et le théâtre.
Le sanctuaire de Saint-Maur-en-Chaussée (Oise) n'était pas inconnu, mais les vues aériennes et les fouilles ont révélé sa complexité et la présence d'une galerie ovale de 70 et 80 m de longueur qui entourait le temple. Là encore, cet ensemble se superpose à un lieu de culte gaulois (Brunaux, 1986). Une statuette en tôle de bronze dite "le dieu guerrier" provient de ce site. Les photos aériennes ont révélé la présence d'un théâtre et, de l'autre côté du temple, de vastes substructions
  confuses, correspondant probablement à un vicus. Il en est de même pour l'immense sanctuaire photographié à Vermand-Marteville (Aisne) où, fait exceptionnel pour un tel ensemble de fana, aucun théâtre n'a été repéré.


page 1page 2page 3page 4page 5page 6page 7page 8page 9