Découverte aérienne du théâtre.
 
Vue en couleurs infra-rouges du temple et de ses annexes.
 
Découverte aérienne des thermes.
Les sanctuaires gaulois et gallo-romains
Monographie : Le sanctuaire de Ribemont-sur-Ancre (Somme)
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Le théâtre.

Le temple.

Les thermes.
L'histoire du site

Un trophée monumental, dressé à la gloire d'un dieu et des guerriers vainqueurs, a été constitué, vers -260, après une bataille contre les Armoricains. Il comprend les restes de plusieurs centaines d'individus et des milliers d'armes (surtout des boucliers, des pointes de lances et quelques épées en fer). Ces armes semblent provenir d'un butin de guerre, ayant indéniablement un caractère votif. À proximité, le sanctuaire des vainqueurs vient d'être décelé.

Vers - 30 avant J.-C., une population militaire gallo-romaine construit, sur le lieu même, un temple et nettoie les ruines précédentes encore en élévation partielle. Le temple est orné d'une décoration peu commune.

Au début du Ier siècle, le temple est doté d'une colonnade en pierre, puis à la fin du même siècle, d'un double quadriportique.

Dans la seconde moitié du IIe siècle, un temple monumental, d'allure classique avec un nouveau portique, est reconstruit. L'ensemble du site gallo-romain s'agrandit sur plus de 50 hectares, en une succession de cours étagées, composée de terrasses de 800 m de longueur, et s'organisant autour d'une immense allée processionnelle. C'est à cette époque que l'on édifie le théâtre et les deux ensembles thermaux. Cette période est la mieux représentée sur le site jusqu'au IIIe siècle, date à laquelle les invasions se font sentir un peu partout.


La destruction, peut-être partielle du temple (au moins le pronaos et une partie des portiques), serait survenue vers la fin du IIIe siècle. Il est probable qu'un nouveau temple ait été reconstruit sur les anciennes fondations ou plus simplement restauré. D'après l'étude des plus récentes monnaies trouvées à proximité du sanctuaire, il semble que celui-ci et une grande partie du site ont connu une activité jusqu'aux alentours de 380 après J.-C. Les archéologues se demandent si Ribemont-sur-Ancre ne serait pas un lieu de culte public gallo-romain dépendant directement du chef-lieu de cité, Samarobriva (Amiens). Pour la période celtique, le site représente le plus vaste sanctuaire-trophée actuellement connu en Europe.




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