L'habitat gallo-romain : Une longue période de paix et de prospérité
Les voies romaines
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Relais routier à Abbeville-Saint-Lucien (Oise). Sur la coupe, on voit la base crayeuse de fondations antiques. Andechy (Somme). Un vicus routier à Vermand (Aisne).
Relais routier à
Abbeville-Saint-Lucien (Oise).
Sur la coupe de terrain, parallèle à la voie romaine, les travaux ont révélé un grand vicus.
Un vicus routier à
Vermand (Aisne).
Voie romaine à Tartigny (Oise). Cette voie coloniale, en Afrique, ressemble à nos voies antiques. Voie privée allant de la villa gallo-romaine vers le fond de vallée.
La chaussée empierrée, très étroite, est encadrée par deux bandes de terrain de vingt mètres chacune, puis d'anciens fossés. Cette voie coloniale, en Afrique, ressemble à nos voies antiques. Indigènes et troupeaux empruntaient les larges bermes en terre battue. Voie privée en cavée allant de la grande villa gallo-romaine vers le fond de vallée.
 
Les relais routiers
Les relais routiers des voies romaines sont rarement repérés d'avion comme à Abbeville-Saint-Lucien (Oise), peut-être à Rogy (Somme), et au Quesnel (Somme). Il semble que la plupart des vici routiers soient dissimulés par les agglomérations actuelles.
D'autres, tel que celui d'Andechy (Somme), ne sont pas cachés par des constructions modernes, mais cependant restent invisibles d'avion, probablement parce qu'il s'agissait de constructions hétéroclites et légères. Elles sont observables lors d'excavations faites au moment de grands travaux. Rares sont les vici routiers visibles comme à Vermand (Aisne).
 
Des voies rectilignes
Les prospections aériennes ont montré que, de part et d'autre d'une étroite partie centrale, généralement empierrée (sans doute réservée aux courriers officiels ou à l'armée), existaient de larges bandes de terrain, délimitées par des fossés et dont la présence a été confirmée par des fouilles. Ces larges chemins latéraux en terre battue devaient être utilisés par les autochtones et leurs troupeaux. On retrouve le même dispositif au XIXe siècle dans les colonies.

Ces voies courent tout droit, sur des espaces dégagés et déboisés, de préférence les plateaux, afin d'éviter les embuscades… Les grandes villas sont presque toutes implantées à quelques centaines de mètres de part et d'autre. Les villes et les agglomérations secondaires étaient reliées par ces viae publicae bien que certaines d'entre elles soient situées sur un diverticule rectiligne oblique à la voie romaine principale. C'est le cas à Vendeuil-Caply (Oise).

Ces diverticules font probablement partie du vaste réseau secondaire (viae vicinalis), bien visible aussi d'avion. Dans certains cas, ils se superposent à des axes gaulois. Il existe aussi des voies romaines non empierrées, disposées en cavée, dont certaines devaient être privées (viae privatae), comme celles qui partent des villas.


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