Criel-sur-Mer
(Seine-Maritime). Les rideaux n'ont pas été arasés par les remembrements. Ils fossilisent et visualisent les "parcellaires médiévaux".
 
A Fouencamps (Somme), quelques rideaux subsistent, beaucoup d'autres ont été nivelés et apparaissent sous forme de traînées sombres.
 
Vismes-au-Mont (Somme)
Grande enceinte médiévale,
avec deux mottes castrales
sous une lumière rasante.
 
Un des rares endroits où
a sévi la terrible guerre de tranchées de 1914-18
et qui est préservé dans le cadre du Mémorial Terre-Neuvien de Beaumont-Hamel (Somme).
Les ombres révélatrices de micro-reliefs
L'ombre du passé
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Criel-sur-Mer (Seine-Maritime).

Fouencamps (Somme). Les rideaux nivelés apparaissent sous forme de traînées sombres.

Vismes-au-Mont  (Somme).

Parc du Mémorial Terre-Neuvien de Beaumont-Hamel (Somme).

 

Les travaux agricoles, qui ont tendance à niveler tous les vestiges, créent par ailleurs d'autres reliefs. Ainsi, l'accumulation des terres à la partie inférieure des champs entraîne la formation de "rideaux" que les remembrements récents ont souvent détruits. Il en subsiste encore dans certains secteurs épargnés par ces remembrements où ils sont alors très visibles grâce à un éclairage rasant comme à Criel-sur-Mer (Seine-Maritime).
Il est intéressant d'étudier ces rideaux en comparant les couvertures aériennes successives de l'IGN entre elles.

Dans certains cas, l'archéologue aérien réussit à photographier à la fois les rares rideaux qui subsistent et ceux qui ont été récemment nivelés ; ces derniers se manifestent sous forme de longues traînées sombres.
On remarquera que tous sont à peu près parallèles entre eux et espacés selon des mesures typiquement médiévales.

Le passé récent
La plupart des ombres portées apparaissent surtout aux abords des villages dans l'ensemble du Nord de la France et sont, le plus souvent, datés du XXe siècle.
Il peut s'agir d'installations artisanales, agricoles, ou militaires des deux dernières guerres, parfois situées très loin des lignes du front : camps d'entraînement, terrassements d'exercices, dépôts de munitions, de carburants, d'impedimenta, lignes de chemin de fer, gares de triages parfois gigantesques, comme dans la région d'Abancourt (Oise) et surtout baraquements pour les troupes, les chevaux, les prisonniers et les réfugiés ou encore des constructions provisoires pour les sinistrés...

Les traces des combats eux-mêmes sont encore visibles lorsque les terres n'ont pas été remises en culture, ce qui est très exceptionnel, comme à Beaumont-Hamel (Somme).


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