Thérouanne en 1539, peu avant
sa destruction par Charles
Quint. La consultation de
documents d'archives est utile
à la préparation de la mission.
Photo : Archives
départementales du
Pas-de-Calais.
 
Photo aérienne de la ville
de Thérouanne. On voit
réapparaître de façon
spectaculaire l'ancien rempart
qui entourait la ville.
 
Dernier " check up " de
l'appareil avant de partir...
Un survol archéologique
Préparation de la mission
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Thérouanne en 1539, peu avant sa destruction par Charles Quint. Photo : Archives départementales du Pas-de-Calais.

Photo aérienne de la ville de Thérouanne. On voit réapparaître de façon spectaculaire l'ancien rempart qui entourait la ville.

Dernier 'check up' de l'appareil avant de partir...
Fin mars
Au début du mois, un survol s'était révélé fructueux, car il avait été effectué après les labourages. Depuis, il a beaucoup plu. Un nouveau survol est envisagé dès que les conditions atmosphériques seront bonnes. Heureusement, la météo prévoit de belles éclaircies vers le 26 ou le 27. Après avoir contacté le pilote habituel, nous réservons pour ces dates-là un avion à l'aéro-club, dont nous sommes membres, et prévoyons le décollage dès 7 h du matin.

Préparation de la mission
Pour préparer cette nouvelle mission, de longues heures sont consacrées à revoir les sites décelés les années précédentes et à examiner attentivement les photographies déjà faites, afin de déterminer si certains sites doivent être à nouveau survolés, pour compléter les informations dont nous disposons.

Si tel est le cas, nous les pointons sur la carte IGN que nous emmènerons à bord, car elle est particulièrement adaptée à nos besoins. En effet, l'échelle au 1/100.000e permet de couvrir une assez grande superficie et offre une facile reconnaissance des bois, de la forme des villages, de l'hydrographie et des voies de communication. Certains prospecteurs aériens emploient à ce premier niveau des cartes Michelin. Sur la carte, sont indiquées en hachuré les zones à prospecter plus attentivement, car elles n'ont rien donné jusqu'à présent.

La veille du décollage
Il faut prendre contact avec les cultivateurs que nous connaissons et faire une grande excursion dans la plaine. Cela permet de mieux connaître l'état des travaux agricoles, selon les types de terrain, et ainsi de savoir ce qu'il faudra survoler en priorité.

Jour J
Le 26 matin, il pleut à verse. Il faut remettre le vol d'autant plus que la météo promet une journée ensoleillée pour le lendemain.

J +1
Le 27 à la même heure, il y a une forte brume… prometteuse de beau temps. Il faut attendre qu'elle se dissipe un peu, nous passons à la station météo.
Sur leurs écrans, nous voyons apparaître une amélioration très nette vers l'Est. Il faut partir assez vite dans cette direction, avant même que la brume ne soit entièrement dissipée.

" Check-up " : vérification du matériel
A notre arrivée à l'aérodrome, un " check-up " réglementaire est fait par le pilote qui, muni de son carnet de bord et de la carte aéronautique, vérifie le bon fonctionnement de l'appareil, les niveaux d'huile et le plein de carburant…

De notre côté, nous vérifions l'état de nos appareils photographiques, la réserve suffisante de pellicules et de cartes au 1/100.000e où nous venons de pointer nos objectifs. Nous prenons également en réserve des cartes archéologiques complètes au 1/25.000e, rarement consultées en vol, mais qui, dans certains cas particuliers, se révèlent intéressantes.

Il est aussi utile d'emporter un magnétophone pour enregistrer nos observations et surtout un GPS qui fournira les coordonnées géographiques des sites photographiés. Toutefois, la plupart des avions d'aéro-clubs en sont maintenant équipés.



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