Le tracé de l'autoroute en
construction n'apparaît plus
qu'à travers des trous de
nuages. La photographie des chantiers de fouilles en cours
devient très difficile.
 
Photo au sol d'une petite villa
gallo-romaine bien repérable
dans les labours à
Huchenneville (Somme).
Un survol archéologique
En vol
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Le tracé de l'autoroute en construction.

Photo au sol d'une petite villa gallo-romaine.
8 h 20 : Décollage
Nous décollons vers l'Est, malgré la brume qui persiste. Le temps est favorable pour observer, à contre jour, les aires sombres d'habitats disparus (indices maculiformes) même si les photos seront médiocres, elles seront déjà plus acceptables en infrarouge.

8 h 50
Le beau temps apparaît. Cette fois, c'est avec le soleil dans le dos que nous chercherons les indices pédographiques.
Malheureusement, seuls quelques-uns sont bien visibles, car les hersages sont déjà faits. Le vent se lève, le soleil brille et les sols commencent à sécher brutalement : c'est l'instant idéal pour repérer les indices hygrographiques.

11 h 00
Les sols sont secs et ce type d'indice disparaît. Heureusement, les céréales commencent à pousser et c'est essentiellement sur les rares champs verts que nous porterons notre

attention, les indices phytographiques étant déjà assez marqués.
Mais les cumulus à développement vertical se forment et entraînent des turbulences. Leurs grandes ombres se déplacent sur le sol et perturbent sérieusement la perception des formes. Il va falloir renoncer à photographier les chantiers de fouilles.

Retour au sol
Dès l'atterrissage, nous interrogeons la météo pour savoir si les nuages vont se dissiper. Ce n'est pas le cas et on nous annonce l'arrivée d'une forte perturbation pour le lendemain soir. Comme on le sait, celle-ci est souvent précédée par un très beau temps ensoleillé avec une grande luminosité et visibilité.
On envisage alors un nouveau survol pour photographier essentiellement les anomalies débutantes dans la croissance des céréales, les chantiers de fouilles, ainsi que les paysages, car il sera possible de prendre de l'altitude jusqu'à 800 et 1000 m.

Au bureau
Il faut écouter l'enregistrement sur le magnétophone, rédiger le carnet de vol et tenter de localiser les sites repérés sur les cartes détaillées au 1/25.000e en attendant de recevoir les photos. Il reste quelques heures pour aller faire les premiers contrôles au sol. Les cumulus n'empêchent nullement de prendre ce type de photos.



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